ce qu’un journal de référence

(1) Une information solidement explicative ? / (2) Une diplomatie purement dissuasive ? / (3) Une guerre juridiquement fondée ? / (4) Une guerre essentiellement européenne ? / (5) Une guerre essentiellement humanitaire ? / (6) Une guerre politiquement ciblée ? / (7) Une guerre strictement préventive ? / (8) Une guerre militairement ciblée ? / (9) Qu qu journal de référence ?

(octobre 1999, complété en juin 2000)

En choisissant d Le Monde, on ne s pas simplifié la tâche : des journaux favorables à la guerre menée par l il est loin d été le plus outrancier et le plus scandaleux. Mais justement, c peut être de l des autres journaux que Le Monde tient sa réputation de  » quotidien de référence « .

L du Monde condense l de ce magistère médiatique auquel il prétend : d parce que, comme le rappelle le « médiateur » Robert Solé, l engage à la façon des prises de position publiques d formation politique l des journalistes du quotidien :  » Non signé, l est une uvre collective qui engage l du journal  » [1]. Et sur la  » question du Kosovo « , cet engagement collectif fut, si air max enfant l en croit Pierre Georges, directeur adjoint de la rédaction, unanime. Il reste que l du Monde ne se borne pas à faire connaître une prise de position [2]. La position prise est solidaire de la posture adoptée : ensemble, elles conditionnent l diffusée.

L du Monde, naviguant entre un réalisme de bon ton (glissé dans des versets de morale politique) et un idéalisme de bon aloi (enchâssé dans des principes de politique morale) a pour charge de prodiguer conseils et admonestations. On ne sera donc pas étonné si la position de soutien à la guerre amène l anonyme du Monde à adopter une posture de conseiller en stratégie militaire et de conseiller en communication politique.

Conseiller en stratégie militaire, Le Monde comme Libération croit ou affecte de croire que l peut infléchir la stratégie militaire de l : qu est possible de mener, avec l une guerre qui ne soit pas cette guerre. Un quotidien de référence ne devait pas désespérer d entendu, comme le montre le  » débat  » désormais oublié sur l d intervention au sol. D Le Monde commence par s :  » Fallait il exclure d le recours à une intervention terrestre ?  » (éditorial du 2 avril,  » Questions au 7ème jour « ). Puis, le temps passant, l fait place à l  » Peut être serait il temps de dire la vérité la défense du droit au retour des réfugiés est un slogan vide de sens si l continue à catégoriquement exclure l de troupes au sol  » (éditorial du 7 avril,  » Réfugiés le non dit français « ). Quinze jour plus tard, Le Monde revient à la charge et revendique enfin le rôle qu s :  » Les stratèges de l ont d et déjà suffisamment sous estimé le pouvoir de Belgrade pour qu se permette de leur donner un conseil : M. Milosevic pliera d plus rapidement qu saura que les alliés préparent aussi air max 90 pas cher une intervention au sol.  » (éditorial du 22 avril,  » Le but de guerre  » souligné par moi. Un conseil à la fois irréaliste et irresponsable. Irréaliste : la dissociation entre la guerre menée par l de la stratégie militaire de la puissance qui domine cette organisation était invraisemblable. Irresponsable : une intervention au sol, à ce moment là, aurait favorisé l des massacres.

Conseiller en communication politique, Le Monde, dès le 31 mars, déplore sous la plume de Luc Rosenzweig alors correspondant à Bruxelles , les erreurs de la communication otanienne :  » L a perdu la guerre des mots et des images « . Et Alain Rollat, le même jour, se félicite du poids émotionnel des images de réfugiés. Fort du rôle qu s Le Monde somme les dirigeants de l et les responsables politiques de clarifier leurs objectifs pour ne pas désorienter l publique. qui risquerait de désavouer une guerre qu semble soutenir. L du 2 avril air max nike  » Questions du septième jour  » exige que des objectifs apparemment limpides soient enfin clarifiés :  » les dirigeants européens et américains doivent incessamment indiquer quels sont désormais les objectifs poursuivis par l « Force alliée » « . L du 5 avril, sous le titre  » Silence on bombarde « , déplore le silence observé par les air max classic responsables français face à leurs compatriotes, à la différence des responsables britanniques, allemands et france air max américains :  » Bill Clinton avait, à l tenté d la détermination des Occidentaux à poursuivre leur campagne de bombardements sur la République fédérale de Yougoslavie. Slobodan Milosevic  » veut garder le Kosovo et le vider de sa population (.), nous ne pouvons pas laisser faire cela impunément « , a dit le président américain. L vaut ce qu vaut, mais elle a le mérite d (sic) « . Qu l pourvu qu en fournisse une Et c le rôle de l qui vaut à Jospin et à Chirac d sommés de parler, après quelques jours de silence :  » On ne fait pas la guerre sans rendre compte à l  » Et dix jours plus tard :  » Une chose est sûre les Occidentaux, face à des opinions par nature changeantes en démocratie , devront, plus que jamais, expliquer que le combat qu mènent au Kosovo est juste, car il s d défendre des valeurs qui sont l de l  » (éditorial du 17 avril,  » Le risque de la défaite « ). Pourquoi désavouer le bombardement de l abritant la RTS ? Essentiellement, parce que  » l sur les opinions occidentales risque d dévastateur  » (éditorial du 23 avril,  » Bombes contre images « ).

En appeler ainsi au conditionnement de l c rappeler le terme n pas nécessairement péjoratif le rôle de la propagande. Comment dès lors ne pas être frappé du rapport air max pas chere pas cher entre les injonctions formulées au nom des exigences de cette propagande et les silences observés en dépit des exigences de l ?

Aveuglement volontaire ou aveuglement consenti ? Les dérapages les plus scandaleux la confirmation de l du plan  » fer à cheval « , l démesurée du nombre des victimes, la dénégation des crimes de guerre de l montrent qu chaussure nike air max trop vouloir justifier la guerre de l Le Monde a pris le risque ou a fait le choix de céder à la désinformation.

Pourtant, dans son éditorial du 20 mars, Le Monde édictait lui même les règles qu pu se fixer les journalistes :  » L de la guerre du Golfe qui, trop souvent, vit la presse grugée, impose une réaction de précaution. Toute guerre est un moment de démesure qui oblige les médias à se méfier, plus que d des émotions et des passions. Il faut s d honnêtement, le plus rigoureusement possible, sans épouser la propagande des camps en présence. «